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"Un
ermite du communisme" vit avec la seule compagnie des tombes
de ses aïeux et du souvenir de la "grandeur perdue"
de son pays. A
la fin de la seconde guerre mondiale, le maréchal Tito
dirige la Yougoslavie dans la voie du communisme non aligné.
Ce système, dont on connaît aujourd'hui les conséquences,
a aussi fabriqué une génération de patriotes,
fidèles jusqu'au tombeau à une certaine idée
de la Yougoslavie. Bozidar Yovicevic est l'un d'entre eux. "Camarade"
sous le règne de Tito, il a connu la "vie tranquille"
des enfants du communisme, la vie d'un ouvrier ordinaire, marié
et père de famille, d'un "fils spirituel" du
Maréchal comme des millions de yougoslaves. Aujourd'hui,
il vit retiré du monde. Il a bâti son paradis dans
un cimetière, sur une colline, à 150 kilomètres
de Belgrade. Dans un mausolée qu'il a construit de ses
propres mains, il vit comme un personnage de Kusturica, entre
le rire et les larmes, entre les tombes de ses aïeux, les
informations télévisées et les portraits
de Lénine, Tito et Milosevic.
- A travers sa vie qui défile devant nos yeux, on devine
celle de la Yougoslavie tout entière. LE DERNIER YOUGOSLAVE
est le portrait de cet homme, véritable mausolée
vivant du communisme à la yougoslave. (Milan TOMIC)
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